Pen-Bé Piriac-sur-Mer (Saint-Sébastien)

GR34 - 3DE53459 E593 4C49 A467 48771161D220 scaled e1659537504248

Étape 76 (16 juillet)

GR34 - logo carteDistance : 40 km

GR34 - sablier1Durée : 9h30

GR34 - deniv plusDénivelé positif : 180m

GR34 - deniv moins Dénivelé négatif : 170m

GR34 - logo carteDistance : 1904 km

GR34 - sablier1Durée : 607h15

GR34 - deniv plusDénivelé positif : 23340m

GR34 - deniv moins Dénivelé négatif : 26660m

Pen-Bé Piriac-sur-Mer

Pen-Bé Piriac-sur-Mer (Saint-Sébastien)

16 juillet 2022

Aujourd’hui samedi 16 juillet 2022, pour cette 76ème étape Pen-Bé Piriac-sur-Mer, cela fait exactement trois mois que je me suis élancé sur le sentier des douaniers, c’était également un samedi 16, dans deux jours je bouclerai mon tour de Bretagne en ayant suivi le GR34 en entier. J’ai un peu de mal à réaliser tant je vis au jour le jour savourant le moment présent.

Le départ du camping de Pen-Bé se fait le long d’une route qui se transforme vite en un chemin cabossé qui serpente au milieu des marais,  ici on les appelle « traicts », zone humide où, à marée haute, l’eau de mer pénètre loin dans les terres et alimente en eau salée les marais salants de Guérande.

Ils sont occupés par des conchyliculteurs, je ne vois pas grand monde, peut être parce que le travail se fait plus loin dans les marais. Là où seuls les professionnels ont accès dans cette vaste zone d’échange où fusionnent le marin et le terrestre, le tout aménagé par le dur labeur et le savoir faire des hommes depuis l’antiquité.

Le sentier continue ainsi dans la zone des marais durant plusieurs kilomètres. Je vois les premiers marais salants, marais salants du Mès, marais salants de Pont D’arme, damiers liquides  aux rectangles délimités par de basses bordures d’argile où se reflète l’azur du ciel sans nuage. De juin à septembre c’est la période de la cueillette, tôt le matin et en fin de journée, les paludiers avec des gestes ancestraux amènent d’abord la fleur de sel délicate qui forme une fine couche en surface, puis ce sera le sel qu’il faut tirer et entasser sur des plates-formes circulaires sur les bords des œillets.

Le parcours est très beau empruntant des chemins retirés pour éviter les passages délicats des marais, puis des bords de mer surplombés par de hautes falaises couleur cuivre. Le bord de mer s’effrite  inexorablement et parfois le sentier est devenu trop dangereux ou a tout simplement disparu, il faut alors suivre des détours plus loin des côtes. Quand le chemin se transforme en tas de sable où il si difficile d’évoluer, je passe par les plages jamais bien loin.

Me voici bientôt à Piriac-sur-Mer, le sentier côtier suit le port de Piriac et  passe par d’étroites ruelles ombragées, bordées de belles maisons de pierres. Dans une épicerie je fais remplir ma bouteille d’eau et m’offre quelques fruits que je savoure face à la mer sur le corps de garde (édifié sous Louis XV). Je me trompe de chemin quand je repars et ne verrai pas la plage de Saint-Michel dont le charme m’a été vanté par une dame de Piriac-sur-Mer.

Après Piriac sur Mer il me faut rejoindre Saint-Sébastien, je continue vers la pointe de Castelli, donc la dame de Piriac m’a également parlé notamment des grottes que l’on peut voir depuis la plage, c’est dommage mais le temps me manque pour faire la visite. Je passerai au dessus des grottes quand je dépasserai le sémaphore de Piriac-sur-Mer. Je me dirige vers l’anse de Lérat en suivant la route campée entre les plages et les maisons qui bordent le littoral. Au niveau de l’étang du Brandu je remonte la rue qui me mènera à mon camping du soir (camping du Razay) qui est à quelques centaines de mètres plus haut, je suis bien content de poser mon sac.

Encore un camping sympatique qui accueille les randonneurs et les cyclistes à coût raisonnable avec un espace cuisine couvert, bien équipé et pratique.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *